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16 Mai 2012 Retour Rubriques Recherche
 Le sommet européen débute sur une controverse
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Le sommet européen débute sur une controverse MONDE

L'Allemagne veut mettre la Grèce sous tutelle. Cette proposition a suscité de vives réactions parmi les Etats membres, Jean-Claude Juncker l'ayant jugé "inacceptable". "Il y a eu des contributions plus intelligentes" estime le président du Parlement européen.

Ce sommet européen devait, sur le papier, être consacré aux moyens de relancer la croissance et l'emploi, deux sujets longtemps occultés par la crise et l'austérité qui suscite la grogne en Europe. Mais la Grèce s'est de nouveau invitée dans la discussion. Berlin a jeté un pavé dans la mare en proposant de placer Athènes sous stricte tutelle d'un commissaire européen qui disposerait d'un droit de veto sur les décisions budgétaires du gouvernement. L'Allemagne, à l'instar d'autres pays, perd patience à l'égard de la Grèce face à la lenteur des réformes dans le pays et aux objectifs de réduction du déficit public national sans cesse reportés. Mais les Etats membres ne suivent pas l'Allemagne sur cette proposition.

"Il y a eu des contributions plus intelligentes"

Le président du Parlement européen, le social démocrate allemand Martin Schulz, a critiqué lundi l'idée de la chancelière allemande Angela Merkel de mettre la Grèce sous stricte tutelle vu la lenteur des réformes menées par le pays en pleine crise. "Il faut éviter de donner l'impression qu'on supprime la souveraineté de la Grèce pour résoudre les problèmes de l'euro", a commenté lundi M. Schulz en marge du sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement européens auquel il était invité. Même s'il a dit appuyer l'idée que les pays qui financent le plan de secours à Athènes aient leur mot à dire sur les mesures d'aide, il considère ici que la proposition allemande va trop loin.

"Il y a eu des contributions plus intelligentes dans ce débat...", a grincé le président du Parlement européen, en place depuis deux semaines à peine. Lassée, comme d'autres capitales européennes, par la lenteur des réformes à l'oeuvre à Athènes, la chancelière allemande avait proposé le week-end dernier de placer Athènes sous la stricte tutelle d'un commissaire européen qui disposerait d'un droit de veto sur les décisions budgétaires du gouvernement.

Interrogé à son arrivée à Bruxelles lundi après-midi, le Premier ministre luxembourgeois et président de l'eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a qualifié cette idée d'"inacceptable". «Je suis fermement opposé à cette idée de mettre en place une commission qui aurait pour seule mission (de surveiller) la Grèce. C'est inacceptable», a-t-il martelé. Face à la contestation croissante, Mme Merkel s'est efforcée de calmer le jeu lundi, affirmant que l'on devait avant tout aider ce pays à remplir ses promesses de réformes. Le débat doit porter sur «comment l'Europe peut aider à ce qu'en Grèce les tâches qui ont été données soient effectuées», a-t-elle déclaré à la presse en arrivant à un sommet à Bruxelles des dirigeants européens.

Juncker estime la proposition allemande "inacceptable"

Le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, a jugé lundi « inacceptable » la proposition allemande de mettre la Grèce sous tutelle avec droit de veto sur les décisions budgétaires du gouvernement. « Je suis fermement opposé à cette idée de mettre en place une commission qui aurait pour seule mission (de surveiller) la Grèce. C'est inacceptable », a-t-il déclaré à son arrivée à un sommet des dirigeants européens à Bruxelles.

La chancelière allemande Angela Merkel s'est efforcée de calmer la controverse suscitée par cette proposition de mise sous tutelle budgétaire de la Grèce, affirmant que l'on devait avant tout aider ce pays à remplir ses promesses de réformes. Le débat doit porter sur « comment l'Europe peut aider à ce qu'en Grèce les tâches qui ont été données soient effectuées », a-t-elle déclaré à la presse en arrivant à un sommet à Bruxelles des dirigeants européens.

« Mais tout ceci ne fonctionne que si la Grèce et les autres Etats membres (de l'UE) en discutent, c'est la raison pour laquelle je ne souhaite pas de débat polémique mais une discussion qui aboutisse à un succès », a ajouté la chancelière.

Le gouvernement allemand s'est attiré des critiques, notamment en Grèce, en proposant de placer le gouvernement du pays sous la tutelle d'un commissaire budgétaire européen qui aurait un droit de veto sur les décisions, afin de s'assurer qu'Athènes réduise son déficit et fasse les réformes économiques promises à ses créanciers.

Belga

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